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Saubusse les Bains dans le Temps...

 1.EN REMONTANT LE TEMPS

                 

S’il faut en croire certains textes anciens, SAUBUSSA remonterait à la haute antiquité ; César ne parle t’il pas dans ses commentaires du peuple SIBUSATE, nom porté par les habitants de la commune ?

Le fleuve ADOUR des anciens fit la prospérité de SAUBUSSE au XVIIIe siècle, un port très actif grâce à sa population composée au 2/3 de mariniers.

L’ADOUR actuel offre un tout autre visage avec son tourisme fluvial et ses pêcheurs amateurs.  

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2.L'EGLISE

                     

Admirons sa magnifique EGLISE classée du XIIIè siècle, dédiée à SAINT- JEAN-BAPTISTE :

Porche remarquable, au dessus de la porte d’entrée une date 1240, époque de construction, transition avec la dernière période Romane et la première période Gothique.

Restauration du portail en 1875, fortifications datant de la guerre de cent ans ; une tourelle d’escalier à vis en pierre permet d’accéder aux divers étages de la Tour carrée qui sert de clocher et de refuge à la population lors des invasions.

Dans les murs de la tourelle, plusieurs ouvertures : des meurtrières dégagées lors de la restauration de l’Eglise.

Le cœur est d’époque pré-gothique avec colonnes et chapiteaux couronnés par des crochets d’angles et tapissés de feuillages.

Les fenêtres de style Roman sont très étroites et très hautes, deux grands vitraux représentent Saint Eugène et Sainte Marie ; la table d’autel est du XIXè siècle ; très beau CHRIST que l’on peut dater du XVIIIe siècle.

La pièce la plus remarquable est un SAINT-MICHEL terrassant le démon en pierre (avec traces de polychromie) d’une qualité exceptionnelle, attribué au XVè siècle.

L’œuvre a été classée en 1957 . Sur son socle on distingue un blason sculpté et peint difficilement lisible : ce pourrait être celui de la famille DUCROS DE BELEPEYRE.

La tribune peut dater du début du XIXe siècle, au centre se trouve un tableau « la descente de croix » acheté en 1814 à l’artiste MONTAUT d’OLORON.

Pendant la révolution, l’Eglise a servi de prison à quinze prisonniers basques, déportés de leurs villages, pour leur fidélité au roi.

L’EGLISE inscrite à l’inventaire des monuments historiques en 1966, fut restaurée de 1973 à 1977, réception définitive en 1979.    

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3.BETBEDER, UNE MAISON DU XVIIIe SIECLE ET SON JARDIN 

                                             

Au début du XVIIIe siècle, la Seigneur de BELLEPEYRE ( petit château qui défendait l’ancien port ) épousa Melle de BELLEPEYRE et vint habiter dans la maison de celle-ci à l’emplacement actuel.

Leur fille Françoise épouse d’ ETIENNE DUCROS vendit en 1783 à JEAN DE L’HOSPITAL toutes ses propriétés de SAUBUSSE à l’exception des droits de pêcherie sur l’Adour. JEAN DE L’HOSPITAL était né à SAUBUSSE en 1720, il épousa MARIE DUCROS cousine d’ ETIENNE DUCROS. Il mourut en 1793.

Considérant que la maison de BETBEDER qu’il venait d’acheter n’était q’une ancienne masure, et dont quelques parties avaient croulé, il fit bâtir une maison tout à neuf.

Monsieur de L’HOSPITAL donna en héritage à son neveu NICOLAS LARTIGUE la maison BETBEDER. La maison fut acheté en 1825 par Monsieur GUILLAUME TELL DELACHAUX ; il mourut en 1831 et laissa pour seule héritière sa sœur veuve EUGENIE DESJOBERT. En 1880, à sa mort, son filleul Monsieur FIALON en hérita. Si la maison n’a pratiquement pas été modifié depuis 210 ans, le parc a été presque entièrement planté par Madame DESJOBERT.   

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4.LE PONT

          

En l’an 1800, nous aurions traversé l’Adour sur la barque du passeur. NUL AUTRE MOYEN !… Ainsi faisaient les jeunes filles d’Orist qui venaient faire moudre leur blé dans les moulins sibusates en périodes de sécheresse. Au-delà du prix du passage, il fallait affronter le tempérament du fleuve.

Ce même jour naissait à Paris Louise Eugénie Delachaux fille d’Anne Colins et d’Abraham Delachaux. Son père, ami de la famille Robespierre se vit confier l’intendance des armées d’Allemagne. Sa mère mourut jeune et souhaita que l’éducation de ses enfants, Guillaume Tell et Eugénie, soit confiée à son régisseur Louis FIALON, agriculteur au château d’Orsay, une des propriétés de la famille Delachaux.

Eugénie épousa Charles Desjobert de 17 ans son aîné. Il fut nommé Consul Géneral de France par Louis XVIII. Ils eurent trois enfants. Malheureusement, les deux garçons et leur père succombèrent à la fièvre jaune, à l’hôpital de Nice. C’est vers 1840 que Eugénie Desjobert se retira à Saubusse avec son régisseur et ses gens de maison de la propriété Betbeder. Elle mène une vie simple, et est une providence pour les gens de Saubusse, toujours attentive à soulager la misère et le malheur, et à répandre ses bienfaits. Pour le bien des habitants, elle fait creuser le puit communal sur la place du village, construire le lavoir.

Grande ambassadrice des relations entre les hommes, elle fera don de 400 000 Francs-or (somme considérable pour l’époque) pour édifier ce magnifique ouvrage à 7 arches qui unira pour les siècles à venir les rives gauche et droite de l’Adour, les Oristois aux Sibusates, les Pays d’Orthe au Marensin.

La légende prétend que c’est au cours d’une visite de chantier, en janvier 1880, qu’elle contracta froid et mourut le 23 février à 80 ans.

QUE SES INITIALES E.D. AU DESSUS DE CHACUNE DES PILES DU PONT ET ENTOUREES D’UNE COURONNE DE LAURIERS , RAPPELLENT A TOUS LA GENEROSITE D’UNE FEMME D’EXCEPTION.    

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5.MAISON BELLEPEYRE

                  

Cette belle maison si pleine de charme, ancien château des Ducros de Bellepeyre conserve en façade une tour ronde engagéé du XIIIème siècle.

Construite sous le règne de Saint Louis, elle est contemporaine de l’église toute proche et possède un même escalier en colimaçon taillé dans la pierre identique à celui de l’église.

A l’origine, il semble qu’elle ait servi de tour de garde.

Dans les registres paroissiaux, on retrouve les Seigneurs de Bellepeyre en 1300.

La lignée s’éteindra en 1738, date du mariage de Mademoiselle de Bellepeyre avec Monsieur Ducros. Tous deux possèdent également la propriété de Betbeder et préfèrent s’y installer.  

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6.LE LAVOIR

          

Au XIXème siècle, chaque quartier disposait d’un petit lavoir à proximité d’une source.

Il est vraisemblable que pendant longtemps les habitants ont dû laver leur linge sur les berges de l’Adour dont l’eau était parfaitement limpide.

Aux alentours de 1850, Madame Desjobert a fait aménager une pompe sur la place du village pour la desserte en eau potable et le lavoir.

A la suite de la fontaine aménagée antérieurement au lavoir, se trouve un bassin de décantation qui permet de bénéficier d’un volume d’eau pure à peu près comparable à celui d’un bassin principal, ce qui permettait de vider ce dernier après lavage et de le re-remplir pour le rinçage. Dans l’intervalle le linge s’égouttait sur des barres disposées entre les cuviers.

L’installation de cuviers au milieu du bassin, permet en effet, aux laveuses de travailler les pieds au sec tout en se courbant au minimum.

A notre connaissance la conception de ce lavoir, n’a été imitée nulle part ailleurs.

Jusqu’à la dernière guerre, cette installation était complétée par une chaufferie.   

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7.LES THERMES

           

Réputées pour leurs boues thermales naturelles végétominérales, les eaux de Saubusse se distinguent aussi par leur composition chlorurée sodique ; elles sont indiquées pour traiter les rhumatismes , traumatismes articulaires et la phlébologie.

La source « LA ROUILLERE » alimente plusieurs piscines individuelles avec boues situées directement sur l’emplacement des griffons (endroit où l’eau d’une source sort du sol).

Profitez des bienfaits de nos sources thermales pour LA REMISE EN FORME.

(Site internet : www.saubusse.eu )

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8.LA PIERRE LONGUE

                       

La PIERRE LONGUE "PEYRELONGUE" serait une pierre druidique, à 1 km du bourg sur la route de St Geours de Maremne.

Les habitants du pays, superstitieux, lui attribuaient jadis le pouvoir magique de faire cesser la sècheresse ; on la couchait à terre pour obtenir une pluie bienfaisante.

 

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